Quand au travers les yeux de ta bête, tu y découvres tout un monde…

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Vous souvenez-vous d’avoir déjà demandé un poney en cadeau alors que vous étiez enfant?

Pour Joany Bergeron, ce rêve de petite fille est devenu réalité à l’âge de 3 ans et demi.

Entouré de ses parents qui œuvraient dans le domaine de l’équitation, on pourrait presque dire qu’elle est née directement sur un ranch. Joany avait tout juste 1 an lorsqu’elle embarqua pour la toute première sur un cheval. Elle aura dès ce jour, attrapé la piqure familiale de ce sport, mais aussi, de ce mode de vie. Pour elle, d’apprendre à sceller, à monter mais également de devoir s’occuper de son cheval, était loin d’être une corvée, s’en était une vraie passion. Une passion qui grandissait et qui se partageait en famille, lors des compétitions de sa mère, qu’elle suivait, déjà toute petite, avec tant d’admiration.

Vers l’âge de 8 ans,  Joany Bergeron eu la chance de participer à sa première vraie compétition. Depuis, le nombre de compétitions varie de 9 à 12 par année. Lors de ces rencontres, les participants sont amenés à travailler fort et à persévérer. Bien sûr, il y a ce désir de performer mieux que les autres cavaliers mais au-delà de ce but, les participants sont d’abord et avant tout, des amies. Ils partagent une passion commune, ils s’encouragent comme le fait une vraie grande famille.

«Quand tu ne formes qu’un avec ton animal, avec celui qui t’amènes à te dépenser autant. Il ressent tout, sans exception. Il fait partie de ma vie, c’est comme mon bébé ! »

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En écoutant Joany parler, j’avais des frissons. Sa passion pour l’équitation est intense et bien vivante. Pour elle, monter à cheval c’est une véritable thérapie et c’est d’ailleurs ce qu’elle aime le plus de ce sport. Ce sentiment de bien-être mais surtout de liberté complète est, pour elle, et je le sentais bien dans sa voix, «un feeling indescriptible».

« Un cavalier qui ne tombe pas, ne sera jamais un bon cavalier. »

Joany n’a jamais subie de graves blessures mais elle aura tombé à maintes et maintes reprises. Comme dans tout, il y a des moments plus difficiles. Avec la fatigue, la routine du quotidien, la mauvaise température qui parfois vient rendre plus ardu les entraînements, voir même les terrains lors des compétitions, Joany réussit tout de même à garder la motivation, l’énergie mais surtout la détermination qu’elle a depuis toute petite. Elle doit s’échauffer et s’entraîner chaque soir, pendant environ 30 minutes, en plus de devoir faire l’entretient de ses équipements mais aussi prodiguer les soins à sa bête.

C’est beaucoup plus de travail que l’on croit, mais quand ça fait partie de toi, comme c’est le cas pour Joany, tout est réalisable.  À tout ce travail, sont bien sûr ajouté ces nombreuses randonnées, qu’elle adore faire avec son animal. C’est sans aucun doute là, qu’elle y puise autant de positif et de satisfaction.

« Quand t’es vraiment passionnée, t’as pas le choix, tu rembarques ! Tu dois affronter ta peur et foncer ! »

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Dans la vie, si tu veux vraiment obtenir ton diplôme, il faut que tu étudies. Si tu veux obtenir un travail, tu dois te montrer sous ton meilleur jour lors de l’entrevue.  Comme Joany me l’a si bien dit, si tu veux quelque chose dans la vie, fonce, car personne d’autre ne le fera à ta place.

Joany Bergeron participe au Rodéo de La Sarre depuis la première édition. De l’équitation, clairement, elle en mange !  Quand je lui ai demandé son plus grand rêve, elle m’a répondu sans hésiter qu’elle aimerait pouvoir se rendre au Festival Westen de St-Tite. Elle a aussi tenu à ajouter que d’avoir sa petite famille, partager sa passion avec ses enfants, transmettre ce goût-là, c’est décidément un souhait qu’elle chérit également au plus haut point.

Par Roxanne Lessard

Mélissa Gauthier